Le Nucléaire

Voici un livre recommandé par de nombreux spécialistes du nucléaire d’un docteur en physique appliquée belge qui a étudié à Harvard Didier De Buyst que j’ai voulu vous partager.

L’auteur nous fait part de tout son savoir sur une énergie qui est à mon sens incontournable au présent et au futur notamment dans la voie de décarbonation s’imposant à nous afin de préparer notre sortie des énergies fossiles.

A travers cet article nous allons voir le fil conducteur du livre et synthétiser son propos. C’est un petit livre d’une centaine de pages et si il n’entre pas dans un détail accru, il permet de comprendre tous les fondamentaux liées à l’énergie nucléaire.

Comme toujours, je vous recommande d’acheter ce livre pour d’une part encourager l’auteur et aussi augmenter votre compréhension.

1 / Le Big Bang

L’auteur commence là où tout a commencé par le big bang au temps de Planck 10^-43 années ou comment l’infiniment grand (la sphère que l’on appelle l’inflaton (sphère ou particule géante née de l’inflation gravitationnelle) explosa pour engendrer l’infiniment petit, le quanta.

En parenthèse on considérait vers 1900 que toutes les questions de la physique avaient été résolues mais le rayonnement du corps noir résistait encore aux équations classique c’est alors que la physique quantique émergea après suggestion du vieux scientifique prussien Max Planck.

La physique quantique fut théorisée par de grands génies tels que Bohr, Heisenberg, ou Schrödinger et fut prouvée expérimentalement toute la seconde moitié du 20ème siècle. La soupe primordiale de laquelle va naître la baryogenèse et la nucléosynthèse naît en fait du résultat du réchauffement et de la désintégration de l’inflaton. Il n’y a pas d’explosion au sens propre du terme car pas d’espace.

Si je parle de baryogénèse (3 quarks forment un baryon (les protons et les neutrons sont des baryons) et nucléosynthèse ((liaison entre le neutron et le proton pour former le noyau(nucléo) atomique) c’est parce que l’auteur va s’arrêter sur une liste des particules élémentaires par un petit schéma explicatif très bien pensé qui montre les 17 particules différentes classées par fonctions.


2/Les particules élémentaires fondamentales

Sachez qu’il existe en tout 61 particules élémentaires car on compte en fait 6x2x3 quarks (2 particules d’antimatière et 3 couleurs) (pas au sens ou on l’entend généralement par couleurs) différentes pour chaque quarks ce qui en donne 36. Puis 6 leptons x 2 (antimatière) = 12,

11 (8+3) bosons de jauges (8 gluons), (W+ Z° et W-) ainsi qu’1 photon et enfin le tout récent Boson de Higgs !

Petit calcul pour vérifier si le lecteur a bien compris :

36(Quarks)+12(Leptons)+4 Bosons(W + W – Z° et le photon, dont font partie 8(Gluons)+1 Boson Higgs = 61

Quand vous lisez la physique vous pouvez être vite perdu avec toutes ces dénominations de particules, j’ai pensé intéressant de m’arrêter là dessus.

3/ La décroissance radioactive

Après un bref résumé sur l’atome d’Helium (He-4) qui symbolise un atome d’une stabilité rare puisqu’il a autant de neutrons que de protons et d’électrons. Une définition des isotopes(même nombre de protons mais nombre de neutrons différents), du nombre de masses(protons et neutrons) noté A. Du nombre de protons ou numéro atomique noté Z, du nombre de neutrons noté N (on voit ces nomenclatures au lycée). On a le droit à une présentation succincte de la table périodique. ( je vous renvoie à mes autres articles (tableau classique et tableau quantique).

Il s’attaque à quelque chose de très intéressant la décroissance radioactive découverte par Marie Curie et les différentes désintégrations de protons et neutrons.

Un schéma permet d’expliquer simplement les trois principales désintégrations radioactives par lequel un ISOtope se transforme (cliquez sur ISO c’est cadeau) 😂

Cherchons à l’expliquer :

Les flèches vers la gauche <– représente la transformation à partir de l’ISOtope mère : d’un neutron n en proton avec l’émission d’un électron, c’est la désintégration Bêta – Vous constaterez la flèche Z qui monte vers le haut veut dire que si un neutron se transforme et que le numéro atomique ou nombre de protons augmente.

Vers le bas c’est la désintégration Beta + avec la transformation d’un proton p en neutron N et l’émission d’un positron(électron chargé positivement la flèche N part vers la droite → pour montrer une augmentation du nombre de neutron.

En diagonale et c’est logique vous avez la décroissance la plus équilibrée et donc la moins radioactive, la radioactivité alpha avec l’émission d’atomes d’hélium 4 dont on a vu qu’ils étaient très stables car ils compte le même nombre de chacune des particules. ( 2 électrons, 2 protons, 2 neutrons)

La radioactivité et je cite l’auteur n’est donc rien d’autre que la transformation d’un noyau atomique en un autre noyau atomique par le changement de son numéro atomique Z (protons) ou de son nombre de neutrons N (isotope).

4/Le RAYONnement (Radio = Rayon)

Pour classer les rayonnements de la radioactivité du plus faible au plus fort l’auteur nous fournit un autre schéma qui parle de lui-même :

5/E= mc² et la lumière fut !

Pourquoi avons nous abordé la question du nucléaire en parlant d’abord de la matière.

Einstein va profondément révolutionner la physique avec sa théorie de la relativité restreinte. On la qualifie de « restreinte » parce qu’elle s’applique aux référentiels inertiels et ne prend pas en compte la gravitation, contrairement à la relativité générale.

L’une de ses conséquences les plus célèbres est l’équivalence entre la masse et l’énergie, exprimée par la relation :

E = mc²

où E représente l’énergie de masse au repos, m la masse et c la célérité de la lumière dans le vide.

La vitesse de la lumière vaut exactement 299 792 458 m/s, soit environ 300 000 km/s ou 3,00 × 10⁸ m/s.

Petite précision importante : E = mc² désigne l’énergie de masse au repos. Pour une particule en mouvement, la relation générale est E² = p²c² + m²c⁴.

5.1/ Le défaut de masse

Mais alors pourquoi cette équation est si fondamentale dans l’énergie nucléaire ?

Il faut comprendre que par exemple pour l’atome d’hélium qui est composé de deux protons, deux neutrons lorsque ces nucléons s’assemblent pour former l’atome, une énergie est libérée sous forme de rayonnement :

L’origine du défaut de masse tient de la force nucléaire forte c’est à dire de l’interaction entre les protons et les neutrons : (la masse d’un nucl(noyau)éon (neutron proton) est de 1,67×10^-27 kg.)

En effet lors de la liaison, 0,75 % de cette masse ne va pas être conservée mais libérée sous forme de rayonnement et amplifié par la célérité ou lettre c de E=mc². Ainsi puisque la célérité est au carré et que c’est une très grande valeur, cela va créer une grande source d’énergie.

Voilà Fondamentalement le point fort de l’énergie nucléaire hautement décarbonée.

Donc en conclusion comme sur ce tableau, là ou le nucléaire se démarque extraordinairement des autres sources d’énergie c’est qu’une très petite quantité de masse produit l’énergie équivalente à plusieurs kilos ou tonnes d’énergie fossiles
ou de biomasse.

6. La fission nucléaire de l’uranium

Pour amplifier le phénomène de défaut de masse, nous avons besoin de noyaux les plus lourds possibles hors l’uranium est le candidat idéal car il se présente sur la terre sous la forme de 3 isotopes : U-235, U-238, U-233 (plus rare))

Dans la table périodique l’uranium compte 146 neutrons et 92 protons soit un nombre de masse de 238.

Ceci s’explique par le fait que L’U235 est présent sur terre dans une quantité très limitée de 0,7 % tandis que l’U238 est présent à 99,3 %

Le neutron est neutre donc il est absorbé plus facilement qu’un proton par le noyau car il n’est pas soumis à la force de répulsion. (Deux particules chargées positivement se repoussent). Vous pouvez faire le test simplement en essayant de joindre deux aimants avec une même polarité. (voir loi de Coulomb) pour tout ce qui est lié à l’électrostatique.

L’U235 est le plus intéressant car il se divise et réémet des neutrons pour créer la réaction en chaîne tant convoitée dans les réacteurs nucléaires.

La fission moyenne d’un noyau d’uranium 235 est de 211 MeV 10^6 (Millions pour Méga) ce qui est une énergie très grande toute proportion gardée comparé aux autres énergies notamment fossiles (voir densité énergétique).

Voici quelques réactions de fissions de l’uranium 235 isotope :

Fission nucléaire

1 – lorsque l’uranium 235 absorbe un neutron il se transforme en un isotope de Krypton 92 et de Baryum 142 et il réémet un neutron supplémentaire en plus de celui qu’il a absorbé.

2 – Il peut aussi donner un isotope de strontium 94, un isotope de Xénon 140 et réémettre également 1 neutron en plus du neutron absorbé.

3 – Autre réaction possible un isotope de krypton 90 du baryum 143 et réémettre cette fois-ci 2 neutrons en plus de celui absorbé

7/Section efficace du neutron

La section efficace, (j’en ai déjà parlé dans la table périodique quantique) se mesure en barn et se calcule à la dimension 2 il vaut 10^-24 cm² étant à la dimension 2*10^-24cm² = 10^-28 m² puisqu’on rajoute pour passer du centimètre carré au mètre carré non pas deux mais 4 zéros.

La section efficace est pour l’auteur la probabilité d’absorption du neutron mais c’est en réalité comme je l’ai expliqué dans mon article sur le tableau périodique quantique l’interaction quantifiée entre le neutron et le proton au sein du noyau.


1×10^-24 est plus petit que 6×10^-24 puisque nous sommes dans le négatif donc on peut voir sur ce schéma que plus le neutron est proche plus il est énergétique.

petite parenthèse calculatoire faite en Latex :

8/Réaction en chaîne nucléaire incontrôlée

Ce qu’on veut éviter à tout prix dans une réaction nucléaire par fission et ce qui en fait sa dangerosité, c’est une réaction en chaîne incontrôlée, Pour faire une analogie, c’est un peu comme un cerveau humain qui pense trop et qui s’oxyde générant en chaîne des électrons libres qui deviennent des radicaux délétères pour l’organisme car non appariées sur les ions réceptionnés par nos canaux synaptiques.

Pour essayer de quantifier une réaction en chaîne l’auteur nous explique que comme la valeur R qui est le schéma de contamination et de reproductibilité d’un virus.

Une valeur est désignée pour quantifier la réaction en chaîne d’une fission nucléaire, c’est la valeur k : Pour faire simple si elle est supérieure à 1, la réaction en chaîne croit de façon exponentielle alors que si elle est inférieur à 1 elle s’éteindra, si elle est égal à 1 la réaction en chaîne est contrôlée.

9/Plutonium

L’isotope d’Uranium 238 quant à lui va se transformer en Plutonium 239, un élément qui n’existe pas sur terre à cause de la force nucléaire faible qui transforme le neutron en proton et aussi un électron (l’atome est neutre électriquement).

Le numéro atomique Z va donc passer de 92 à 94 par rapport à l’Uranium 235 puisqu’ils va gagner deux neutrons et deux protons.

Mais alors Quid de ce plutonium ? Et bien il est lui aussi fissile ( fission) on peut l’utiliser dans des réacteurs MOX qui est un acronyme de mélange d’oxyde (Mixed oxyde fuel) .

On dit que le U 235 et le PU 239 sont fissiles car on peut les cliver alors que le U-238 est fertile car il peut être converti en PU239 matière fissile par l’absorption d’un neutron lent.

La transmutation de l’U-238 en plutonium est clarifiée sous la forme d’une réaction de fission avec un phénomène de double désintégration Bêta :

10/ La fusion nucléaire

10.1/ Premier type de fusion

Une autre forme d’énergie nucléaire est toujours en cours développement.

Ce type de réaction est la base du projet ITER

il s’agit de la fusion qui consiste en la liaison de deux protons ( de chaque côté) qui par désintégration béta + vont donner un neutron supplémentaire pour former du deutérium (un isotope de l’hydrogène, un neutron supplémentaire)

Cet atome de deutérium lié à un atome d’hydrogène va donner de l’hélium 3 un isotope de l’hélium (un neutron en moins)

Enfin ces deux atomes d’hélium 3 vont donner un atome stable d’helium (He 4) tout en rejetant deux atomes d’hydrogène.

Au cours de la réaction des neutrinos sont libérés ainsi qu’un rayon gamma.

Cette réaction libère 0,42 MeV (10⁶ ) (millions pour Méga) d’énergie.

10.2 Autre réaction de fusion nucléaire

Un noyau de deutérium avec un atome de tritium

Pourquoi c’est intéressant ?, parce que le deutérium aujourd’hui, on peut le trouver pratiquement de manière infinie par l’application d’électrolyse de l’eau de mer.

De même le tritium autre isotope de l’hydrogène est obtenu à partir du lithium.

11/Histoire de la fission nucléaire

Les inventeurs de la fission nucléaire sont Lise Meitner, Otto Hahn et Fritz Strassman.  Lorsque Lise Meitner est contrainte de fuir l’Allemagne en 1938, elle poursuit sa collaboration avec Otto Hahn par correspondance.

Lise Meitner 1878-1968

Les deux scientifiques se rencontrent clandestinement à Copenhague en novembre 1938, afin de planifier une nouvelle série d’expériences.

De retour à Berlin, Hahn réalise ces expériences difficiles avec Fritz Strassmann ; ils mettent en évidence la présence de parmi les éléments produits à la suite du bombardement de l’uranium avec des neutrons. Ils envoient le manuscrit exposant ces observations à la revue Naturwissenschaften en décembre 1938.

Simultanément, ils envoient une lettre à Lise Meitner pour lui faire part de leurs résultats expérimentaux. Étant donné la situation politique, Lise Meitner ne peut figurer comme co-autrice de la publication, malgré son rôle majeur dans le déroulement de ces recherches.

La possibilité que l’uranium se brise en éléments plus légers sous l’effet d’un bombardement de neutrons avait été suggérée plusieurs années auparavant, notamment par Ida Noddack en 1934.

Ils expliquent comment le noyau d’uranium peut se scinder en deux parties, un noyau de baryum et un de krypton, tout en éjectant plusieurs neutrons et une grande quantité d’énergie.

Ces prédictions sont confirmées expérimentalement par Frisch. Ils peuvent également expliquer pour quelle raison aucun élément plus lourd que l’uranium n’existe à l’état naturel :

11.1/ Histoire de la première réaction auto contrôlée

Le père de la réaction nucléaire contrôlée est un physicien et ingénieur italien en la personne de Enrico Fermi.

Fermi était un physicien théoricien de génie mais surtout un expérimentateur aguerri: Il mit en place le premier réacteur nucléaire à réaction contrôlée baptisé CP1 pour Chicago-Pile 1

C’est en son honneur qu’on a dénommé certaines particules des fermions comme vous l’aurez deviné.

On sait qu’on a besoin de carburant donc d’uranium 235 mais aussi d’un modérateur qui va transformer le neutron rapide (Figure 5) en neutron thermique donc plus lent pour être efficacement absorbé.

Si l’eau a un temps été envisagé, les deux atomes d’hydrogène de la molécule H2O sont trop content d’absorber le neutron pour se transformer en eau lourde c’est à dire en deutérium D2O. L ‘eau lourde pourrait être un excellent modérateur car repu en neutron, cependant on ne peut pas le produire en quantité suffisante à l’époque.

Alors quelle va être le candidat retenu ? Le graphite, un dérivé ou allotrope du carbone dont notre corps est tous constitué. Sauf que le graphite doit être fabriqué, on ne le trouve pas à l’état naturel, il est solide contrairement à l’eau, beaucoup plus inflammable et est douze fois plus lourd. Le défi est de le rendre le plus pur possible.

Il existe un autre problème la température de fusion du métal est plus basse que celle des oxydes et l’U235 va donc être introduit sous la forme d’UO2.

Le neutron va donc devoir entrer en collision énormément de fois avec le graphite pour être ralenti, il va falloir d’énormes cubes de graphite et d’UO2 et lors de la première tentative, la réaction auto-entretenue a été mesurée à k = 0,87 ce qui n’est malheureusement pas 1 et donc pas suffisant car trop de neutrons se perdaient.

Trop de neutrons se perdaient car l’acier à partir duquel les cubes de UO2 étaient fabriqués était lui aussi gourmand en neutron. L’UO2 a alors été introduit dans des cylindres qui perçaient les blocs de graphite et la réaction k est passée à 0,918.

Au final il a fallu pas moins de 5,4 tonnes d’uranium métallique, 45 tonnes d’oxyde d’uranium et 360 tonnes de graphites pour créer la première réaction contrôlée et auto entretenue qui permettra de faire fonctionner une ampoule de 0,5 W.

12/ Le réacteur à eau pressurisée ou PWR (Power (Pression Water Reactor)

Le premier réacteur nucléaire suffisamment puissant pour produire de l’électricité à l’échelle commerciale est un réacteur à eau pressurisée PWR : . Il était capable de produire 60(Méga watt électrique)10^6 Millions d’électricité et vit le jour aux États-Unis en Pennsylvanie à ShippingPort en 1957.

En 1954 en Union Soviétique, une centrale avait déjà été raccordée au réseau électrique mais pour une puissance de 5MWe.

Des Ingénieurs belges travaillèrent à la centrale de ShippingPort, ainsi, par la suite, le premier réacteur occidental hors des états-unis vit le jour en Belgique avec le Belgian Reactor 3 ou BR3.

Le fournisseur du premier PWR qui représentait un banc d’essai idéal aux Etats-Unis même si loin de fournir assez d’électricité à tout le réseau était l’entreprise Westinghouse.

L’Uranium U235 qui y est enrichi à 3,5 ou 4,5 % et parfois il contient un peu de plutonium. L’eau y sert à la fois de modérateur et également pour refroidir le combustible nucléaire utilisé sous la forme de barres cylindriques de contrôle.

L’eau y est sous pression (155 bars) pour éviter de bouillir et ainsi mieux refroidir la réaction. Elle peut rester en l’état jusqu’à environ 315 degrés. Nous savons depuis le cycle de Sadi Carnot et ses travaux sur la thermodynamique que plus la température de la source est élevée plus le rendement est meilleur cependant il faut veiller à ce que le cœur soit toujours maintenu à la bonne température.

Figure 9- Cuve du réacteur d’un réacteur à eau pressurisée. Barres vers le haut = plus de gaz, Barres vers le bas = freinage.

Le cœur du réacteur est constitué d’éléments combustibles sous la forme d’assemblages carrés très longs environ 4 mètres et empilés côte à côte selon un quadrillage. Un réacteur typique de 1000 Méga watt électrique (Mwe) contient environ deux cents assemblages. Chaque assemblage à son tour se compose de 17 par 17 crayons. Le côté du carré mesure environ 20 centimètres. L’eau coule de bas en haut entre les crayons. Elle est principalement chauffée par le transfert d’énergie cinétique (mouvement rotatif des particules) des produits de fission vers leur environnement sous forme de chaleur.

En effet une grande partie des crayons sont remplies de combustible nucléaire, du UO² enrichi ou le cas échéant du Mélange d’oxyde (MOX) et leur disposition est calculée de telle manière que lorsque les barres de contrôles sont retirées du cœur la réaction en chaîne démarre.

L’eau sort du réacteur à 315 ° et est remplacé par une eau relativement plus froide 275 ° grâce aux pompes pour éviter la surchauffe du cœur et car ce serait préjudiciable au réacteur. C’est ce qu’on appelle le circuit primaire qui est maintenu en permanence sous pression pour éviter que l’eau boue ce qui représente le talon d’Achille du PWR.

Il existe des réacteurs à eau bouillante pour BWR mais qui sont soumis à d’autres inconvénients. Ces deux réacteurs qui utilisent la molécule H2O (eau) sont appelés des réacteurs à Eau légère LWR.

Il existe des réacteurs à eau lourde, pour HWR, l’isotope de l’eau dont nous avons déjà parlés le Deutérium D2O qui comporte un neutron en plus. L’avantage est que le combustible nucléaire ne doit pas forcément être enrichi, comme dans les LWR.

En effet l’uranium naturel avec le deutérium repu en neutron (car elle en a un de plus) est un meilleur modérateur. La chaleur générée dans le cœur et transférée à l’eau peut suffire pour produire de la vapeur.

Dans un réacteur à eau pressurisée PWR il suffit de transférer cette chaleur vers un autre circuit ou l’eau circule à une pression plus faible typiquement (60 bars) C’est ce qu’on appelle le circuit secondaire. L’appareil dans lequel l’eau secondaire s’évapore pour devenir de la vapeur saturée (275°) s’appelle le générateur de vapeur

Le rôle de la vapeur est identique à celui d’une centrale électrique conventionnelle dans le sens qu’elle sert à activer une turbine qui produit de l’électricité. (L’eau peut se transformer en vapeur à moins de 315 degrés car la pression est moins forte.) (60 bars contre 115)

Une fois que la vapeur a fait son œuvre, elle se condense ( c’est à dire se retransforme en eau et est renvoyé par les pompes d’alimentation après avoir été préchauffée à 220 °) La boucle est bouclée le cycle peut recommencer.

Le rôle de la vapeur est identique à celui d’une centrale électrique conventionnelle dans le sens qu’elle sert à activer une turbine qui produit de l’électricité. (L’eau peut se transformer en vapeur à moins de 315 degrés car la pression est moins forte.) (60 bars contre 115)

Une fois que la vapeur a fait son œuvre, elle se condense ( c’est à dire se retransforme en eau et est renvoyé par les pompes d’alimentation après avoir été préchauffée à 220 °) La boucle est bouclée le cycle peut recommencer.


En 2020 près de 300 centrales Pressurised water reactor étaient opérationnelles dans le monde contre 42 Boiling water reactor. (BWR) Sur près de 46 centrales en construction, 42 contre 4 sont des PWR. Ceci témoigne donc du fait que les réacteurs à eau pressurisée sont une technologie fiable et éprouvée. Sur le plan commercial on peut dire que Westinghouse a gagné contre Général Electric qui avait fait des Boiling Water Reactor sa marque de fabrique.

L’auteur nous explique en 3 points l’avantage des réacteurs à eau pressurisée sur les réacteurs à eau bouillante : PWR vs BWR 

1 / Un PWR est intrinsèquement stable et très facile a piloter pour des raisons de physique neutroniques qui dépassent le cadre du livre.

2/ La turbine et les pompes se trouvent en dehors de la partie ou se joue la réaction nucléaire certes au détriment d’une partie du rendement (Circuit Primaire, Circuit secondaire.)

3/Les barres de contrôle sont en haut et grâce a l’effet de gravité elles peuvent couper la réaction en chaîne en cas d’urgence contrairement à un BoilingWR ou elles sont en bas ce qui nécessite une action mécanique supplémentaire.

Et pourtant aujourd’hui General Electric est un des plus grands conglomérats au monde et Westinghouse n’est plus que l’ombre de lui-même.

L’auteur nous livre ensuite une réflexion sur les différents combustibles liées aux évolutions de la physique nucléaire, en effet dans les réacteurs Mixed oxid fuels MOX en belgique grâce aux travaux du SCK CEN où l’on a compris comment transformer le plutonium U239 (de l’U238 qui avale un neutron) en combustible nucléaire.

Ensuite il nous explique que si le nucléaire est une énergie décarbonée, l’extraction d’uranium au même titre que la construction d’éoliennes comprend une source de rejet de CO2. Ces éoliennes reliées à des centrales électriques fournissent pour une seule à peu près 100 fois moins d’énergie.

Je vous laisse acheter le livre pour approfondir sa réflexion.

13/Les risques d’accident nucléaire

L’auteur nous explique bien sur des risques d’accident en cas d’absence de circulation dans le mécanisme de refroidissement. Il n’évoque pas les risques terroristes mais il explique que de nombreuses substances radioactives pourraient être libérées suite à la fusion (meltdown) en anglais du combustible nucléaire « corium ». La perte de refroidissement doit à tout prix être évitée.

Mais que se passe-t-il si la circulation primaire est arrêtée via un scram littéralement ( control de sécurisation des barres par une hâche humaine) la technologie a évoluée mais le terme est resté (Fermi CP-1).

Alors des générateurs de diésel de secours prennent alors le relais afin d’alimenter la circulation au sein des pompes pour maintenir la centrale en marche.

Même si les barres sont complètement insérés la décroissance radioactive se poursuit indéfiniment ce qui correspond à environ 7 % de sa puissance thermique soit 200 mwth pour un réacteur de 3300 Mwth comme Doel 4 en Belgique ce qui permet d’alimenter 10.000 logements par une température de -20 degrés en extérieurs.

Si il y’avait une fuite d’eau dans la circulation primaire, cela a été prévu lors de la conception par le système LOCA : Loss of Coolant Accident ( Accident de la perte du refroidissement) on l’appelle accident de référence, le pire qui peut survenir. Les systèmes de refroidissement d’urgence du coeur pour ECCS : Emergency core cooling system sont plusieurs également. La philosophie derrière tout ce dispositif de défense est la Défense en profondeur ou Defense In Depth (DiD en anglais)

Toutes les catastrophes nucléaires sont classés selon l’échelle international des évènements nucléaires pour INES en anglais (International Nuclear Event Scale.)

A titre d’exemple l’auteur nous parle de ce qu’il s’est passé lors de l’accident des centrales de Fukushima Daïichi qui étaient classés accident de niveau 7 sur cette échelle et qui appartenaient à la filière des réacteurs d’eau bouillante BWR. Ces réacteurs ont d’abord été ébranlées par un séisme. Les îles ont été ravagées par un tsunami ce qui a coupé l’alimentation de secours des pompes de la circulation de sorte que le refroidissement n’était plus garanti.

Concrètement l’archipel japonaise n’est pas assez protégé du monde extérieur pour pouvoir mettre en place ce type de réacteur nucléaire. Par contre ce qu’on peut dire c’est que la filière PWR a plus de 60 années d’ancienneté et que le seul incident américain recensé à Harrisburg en 1979, n’a pas eu de conséquence irrémédiable puisque l’intégrité du cœur du réacteur et notamment le combustible nucléaire a été intégralement préservé. Cet incident a été classé au niveau 5 de l’échelle INES.

14/ Les applications électriques et médicales

14.1/ Les Material Testing Reactor (MTR) et le Long Term Operation (LTO)

Un autre type de réacteur expérimental le MTR (Material Testing Reactor) sert de réacteurs d’expérimentations pour la filière PWR aussi appelée réacteurs de puissance. Ils permettent par exemple d’étendre une licence d’exploitation après 40 années d’irradiation LTO (Long term opération). Ces réacteurs mènent également des expériences quant à la sûreté des comportements des combustibles nucléaires.

14.2 Le médical nucléaire

Le technétium 99 est un radio(Rayon) isotope issu de la décroissance du molybdène 99 lui-même issu de la fission de l’U235. Plus de 40 millions de personnes par an bénéficient notamment de radiographie à rayon X à des fins de diagnostic. Un autre exemple est l’iridium 192 qui est utilisé en curiethérapie pour traiter divers cancers. Les radio-isotopes qui sont liés à une molécule pour cibler les cellules cancéreuses de la tumeur et préserver les tissus sains représentent une application liée à la médecine personnalisée qu’on appelle la théranostique.

La Belgique y joue un rôle primordial grâce au projet Nura qui se base sur trois axes : 1 les études précliniques, les études précliniques mandatées par des tiers (Contract Research Organisation) CRO et la production de radiopharmaceutiques (Contract Manufacturing Organisation) CMO.

Les réacteurs expérimentaux jouent également un rôle important dans l’électronique de puissance car ils permettent de créer des semi-conducteurs à base silicium, la silice est présente dans le sable et sert notamment à fabriquer le verre.

14.3/Les industries

Les applications concernent notamment les convertisseurs de courant alternatif en courant continu AC/DC utilisés dans les éoliennes, les barrages hydro-électriques, les trains à grande vitesse. La Belgique joue un rôle mondial avec son vieux réacteurs BR2 mais un des plus puissants au monde.

15/ La question des déchets nucléaires 

Les centrales à eau légère contiennent 98,5 % d’uranium qui ne présente un risque radioactif lors du stockage géologique que très limité. Le principal problème provient du plutonium et des actinides mineurs comme le neptunium et l’americium qui ne représentent que 1 % du combustible mais sont hautement radiotoxiques et radioactifs. Une centrale à eau pressurisée produit 0,1 m³ de déchets hautement radioactifs, 0,5 m³ de déchets radioactifs de moyenne activité, 1,5 à 2 m³ de déchets faiblement radioactifs et 950 kg d’uranium qui doivent être gérés en tant que déchets radioactifs à long terme. Sur une durée d’exploitation prévue cela représente environ 80 à 12 m³.

Les déchets radioactifs d’un PWR sont comparables à ceux émis par les médecine nucléaire mais ceux-ci ne gênent personne. Cependant le stockage des déchets radioactifs même si leur volume est faible est loin d’être évident. En Belgique il existe un moratoire sur le recyclage des combustibles radioactifs, il doivent être stockés dans des bâtiments du réacteur qu’on appelle la zone chaude et qui nécessitent la construction de grands bassins. Le SCK CEN avec son laboratoire souterrain HADES en collaboration avec L’ONDRA/NIFRAS traduit en français : Organisme national des matières fissiles enrichies joue un rôle important dans le stockage géologique des déchets radioactifs.

A la fin des années 1990, 435 réacteurs étaient en service pour une puissance totale de 346.984 Mwe assurant 16 % de la consommation mondiale d’électricité.

Les réacteurs PWR et BWR sont de la génération 2, ensuite viennent l’EPR français et l’AP1000 Américain de la génération 3.

Viennent ensuite toute sorte de projets impulsés par les États-Unis et boostés par la signature du protocole de Kyoto et la réduction de 5 % de tous les pays dans leur production de gaz a effet de serre.

La Belgique joue le premier rôle avec le réacteur Myrrha (Réacteur multifonction hybride à Application de haute technologie), il s’agit d’un réacteur à neutrons rapide comme nous l’avons vu auparavant dont la réaction est refroidie avec des métaux lourds tels le plomb-bismuth contenant insuffisamment d’uranium pour qu’une réaction en chaîne puisse naître de façon autonome laquelle est particulièrement attisée par un Système conduit d’accélération (ADS) dont Carlo Rubbia prix Nobel de physique de l’année 1984 en est le père spirituel.

Les objectifs du projet sont très divers mais ils cherchent en partie à remédier au problème du stockage des déchets nucléaires réduisant à la fois la quantité et la demi-vie des actinides mineurs par un système de partitionnement et transmutation : rendre les actinides aussi radioactif que l’uranium naturel c’est à dire très peu.

16/ Génération 4 un nouvel espoir

Ce type de réaction est la base du projet ITER

vient du latin la voie.

Le principe est celui d’un réacteur à fusion thermonucléaire, réaction est celle qui se passe au cœur des étoiles. Cela consiste à chauffer un gaz à des températures vraiment extrêmes : près de 150 millions de degrés ° . Pour cela il faut l’enfermer dans un tore, un récipient en forme de donut qu’on appelle un tokamak et qui a été inventé en union soviétique dans les années 1950. C’est une sorte de flacon magnétique. Cependant réussir à contenir un gaz aussi chaud et créer les champs magnétiques nécessaires à l’exportation de la chaleur pour convertir celle-ci en électricité va au-delà de nos capacités technologiques actuelles.

17/ LTO et SMR

Les opérations à long terme est le mot employé pour définir non la durée de vie d’un réacteur mais la durée d’exploitation, en effet, un réacteur n’a pas à proprement parler de durée de vie. Une centrale est entretenue de manière proactive comme les avions. Les composants sont automatiquement remplacés à certains moments et la maintenance et le renouvellement ont toujours des caractères impérieux.

Cependant, la cuve du réacteur n’est pas économiquement remplaçable et en principe c’est l’intégrité structurelle de cet élément qui limite la durée de vie d’une centrale nucléaire. Théoriquement la durée de vie d’une centrale coïncide avec la durée de vie de la cuve du réacteur.

Aux Etats-Unis, les centrales obtiennent des prolongation de licence par tranche de 20 ans et il faut savoir que 89 des 97 centrales ont obtenu une prolongation de licence de 40 à 60 ans. En Belgique Doel 4 et Tihange 3 les deux plus jeunes unités ont obtenu une extension de licence de 10 ans.

17.1/ SMR

Jusqu’à présent les réacteurs ont vu leur puissance augmenter au fil des années pour des raisons d’économie d’échelle cependant les exigences de sûreté, la maintenance de ces installations sont plus complexes et peu rentables. D’après l’Institut d’Energie Atomique l’électricité ne représente que 20 % de la consommation énergétique mondiale. Il y’a aussi les transports, l’industrie et les usines chimiques qui s’appuient sur la chaleur. Hors l’électricité est la plus noble des énergies qui soit et transformer l’électricité en chaleur serait une aberration.

Les nouveaux acteurs sur le marché du nucléaire voient les petits réacteurs modulaires SMR comme une grande opportunité. Produisant une puissance d’environ 300 Mwe on peut se douter que la construction de centre de données plus communément appelées datacenter avec lesquels sont reliés les grands modèles de langage que nous utilisons de plus en plus peuvent nécessiter ce type d’installation.

Les SMR permettent de générer de la chaleur à haute température pour l’industrie et ce de manière décentralisée. Les SMR déjà actifs basés sur la branche des réacteurs à eau légère LWR sont les plus proches d’une réalisation déjà effective.

Les Russes ont déjà mis en service le réacteur flottant KLT40 Akademik Lomonosov. Cependant des dire des spécialistes il est préférable de se baser sur les réacteurs à neutron rapide c’est à dire non pas à eau mais avec un métal liquide comme fluide caloporteur comme dans le projet Myrrha.

18/ Conclusion

Cet article est tiré principalement du livre de Didier De Buyst, je remercie l’auteur de me permettre de vous retranscrire la genèse, les opportunités et les défis de l’énergie nucléaire. Cela me semblait important dans le monde dans lequel nous vivons de comprendre les enjeux derrière cette énergie décarbonée. Ce livre ne traite que de la partie immergée de l’iceberg comme le dit l’auteur en conclusion.

Le nucléaire à un rôle important à jouer dans la transition énergétique, pour réduire notre utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) et incidemment réduire notre émission de gaz à effet de serre piégés dans notre atmosphère qui sont un facteur important du réchauffement climatique.

En France, nous avons la chance d’être en pointe dans le nucléaire et cet article a pour but de mieux vous faire comprendre son fonctionnement d’une part et d’autre part de susciter des vocations afin de former les futurs ingénieurs nucléaire de demain dans une Europe qui doit assurer sa souveraineté énergétique face notamment à tous les pays exportateurs et producteurs de Pétrole notamment voir mon article sur les énergies.

Les Energies

Je voulais vous faire part d’une de mes lectures, un petit livre de Maxence Cordiez synthétique sur les énergies de 120 pages paru fin 2022 qui résume très bien ce qu’il faut savoir sur notre consommation mondiale énergétique et électrique.

Maxence est une source et un petit génie des formes que je suis depuis quelques années, il connaît bien la doctrine défendue par Jean-Marc Jancovici. Il est diplômé de Paris Tech Chimie, a travaillé pour le commissariat en énergie atomique (CEA) en tant qu’ingénieur chargé d’affaires, il a enseigné et se spécialise sur l’énergie nucléaire.

Son livre Énergies aux éditions Tana a le mérite d’être clair et synthétique .

Il est bien présenté et riche en documentation de type diagrammes ou graphiques statistiques.

Cela m’a permis d’apprendre ou de revoir beaucoup de choses sur la nature des ressources que nous utilisons au quotidien qu’elles soient fossiles(charbon, gaz, pétrole), renouvelables(photovoltaïque – solaire, éolien, hydroélectrique), et donc décarbonées, nucléaires (centrale atomique – électrique) ou encore thermiques (géothermie, pompe à chaleur).

Si je ne vais pas vous faire un compte-rendu de tout le livre, je vais simplement vous faire part de la première partie sur les énergies fossiles et vous résumer sommairement le reste du livre, ce sera à vous de le commander pour encourager Maxence et vous instruire pour comprendre tous les enjeux, climatiques, énergétiques, politiques qu’il dépeint.

Compte-Rendu Première partie

Dans un premier temps, Maxence explique qu’il existe 5 différentes types d’énergies : mécanique, thermique, nucléaires, électromagnétiques, chimique. En vérité certaines peuvent êtres corrélées les unes aux autres.

D’où proviennent elles ?

Il m’a appris un terme que je ne connaissais pas : le kérogène qui est une étape intermédiaire de la biomasse par laquelle la sédimentation des minéraux sous l’effet des bactéries se fossilise pour devenir des hydrocarbures (Hydrogène et Carbone – H et C dans la table périodique) que l’on trouve sous la forme liquide(pétrole), gaz dit « naturel ».

De manière artificiel, on apprend que le kérogène peut être pyrolysé, (dissocié par la chaleur thermique) afin de raccourcir ses atomes de carbone et le transformer en liquide(pétrole) et en gaz plus rapidement.

1/Le pétrole

Maxence commence par s’intéresser au plus important des hydrocarbures, celui qui a déclenché tant de guerres injustes, d’accords commerciaux unilatéraux – l’OR noir – le pétrole.

Un baril de pétrole équivaut à 159 litres : pas un de moins, pas un de plus.

Il est issus de vieux planctons sédimentés lentement à travers la terre.

Il existe deux types de gisements principaux : les gisements dits conventionnels qui ont été exploités en majeure partie jusqu’en 2000, et les gisements de roche mère dit « schistes » de manière impropre.

Technique d’extraction et rentabilité

Ces derniers sont en majeure partie dans la mer et demandent une technique d’extraction toute particulière grâce à de l’eau pressurisée pour fracturer d’abord la roche, la maintenir ouverte avec du sable. Contrairement aux gisements dits conventionnels dont le taux d’épuisement est de 4 à 6 % par année. Au contraire, ceux de roche mère sont beaucoup moins rentables et arrivent à pleine production seulement au bout d’un mois quand après 1 année ils sont déjà épuisés à près de 70 %.

Pas étonnant que les investissements diminuent d’années en années pour ce type d’extraction d’énergie fossile dont l’activité ne s’appuie plus que sur les gisements déjà préparés et prêts à être forés. Même si le pétrole est primordial, cette rentabilité est trop faible et coûteuse.

Le pétrole concrètement c’est quoi ?

Il alimente la plus grande partie de nos transports, constitue la grande majorité des polymères : Le bitume de nos villes, l’asphalte des routes, tous les plastiques de nos bouteilles d’eau telles que le Polytéréphtalate d’éthylène (PET), nos claviers, nos souris d’ordinateurs, nos vêtements, nos semelles de chaussures.

Tous ça c’est ce qu’on appelle de la pétrochimie.

Les guerres du pétrole et petite géopolitique

Le pétrole a été une source de nombreux conflits pour ne citer que les guerres du Golfe en Irak ou le chaos en Syrie quand la production s’est arrêtée.

En Europe, Il faut savoir que la Russie est le principal pourvoyeur de Gaz, Charbon et Pétrole. Jusque là l’économie russe avait besoin des devises de l’UE mais sa stratégie de diversification du porte feuille tournée vers les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa) lui permet de ne plus être dépendant de l’UE.

Le taux de retour énergétique (TRE)

Maxence insiste sur un indicateur très important le Taux de retour énergétique c’est à dire le rapport entre l’énergie que l’on récupère et l’énergie qu’il a fallu investir pour aller chercher cette énergie. (En d’autre termes il s’agit de rentabilité énergétique et non pécuniaire même si celles-ci peuvent être liées)

On apprend que dans le désert saoudien ce taux est de 100/1 ce qui est le meilleur ratio, aujourd’hui. A titre de comparaison, auparavant au 19ème siècle il était de 1000/1. Aujourd’hui ceux de roche mères sont de 4/1.

2/ Le gaz

Le gaz CH4 (Méthane) est issu des gisements de pétrole ou le kérogène pyrolysé lentement (chaleur thermique longue) a produit soit à la fois du pétrole et du gaz, soit uniquement du gaz si le gisement est très ancien. Donc quand on extrait du pétrole, le plus souvent on extrait aussi du gaz.

Le marché

D’abord indexé sur le prix du pétrole pour le rendre moins cher et attrayant un marché s’est peu à peu développé malgré des difficultés énormes telles que le transport (fuite) et sa faible densité (volume/énergie produite).

Son faible prix a poussé les pays a en utilisé de plus en plus et à créer des gazoducs pour l’acheminer de manière transfrontalière, en Europe (hors Russie) : la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni en disposaient mais les gisements se sont taris et l’Europe doit de plus en plus en importer pour assurer sa survie énergétique.

Utilisation

En France le gaz est utilisé de manière intensive pour la production d’ammoniac afin de faire des engrais azotés pour notre agriculture mais aussi une grande source pour fabriquer de l’électricité pour chauffer.

Depuis 2010 la consommation de gaz augmente énormément parce qu’il a été bon marché par rapport au pétrole et qu’il est beaucoup moins polluant que le charbon qui rejette énormément de CO2, pourtant il reste un hydrocarbure et donc une énergie fossille.

Gaz Naturel « Clarification »

Le Gaz Naturel est appelé naturel car il est convoyé par les gazoducs, contrairement au gaz de ville et au gaz manufacturé. (Par la main de l’homme).

Ce qualificatif a été donc utilisé pour le distinguer du gaz produit dans ce qu’on appelle « une usine à gaz » ou le charbon était utilisé pour créer du gaz destiné à servir au chauffage des bâtiments et à nos éclairages publics.

Ce gaz est tout autant un combustible fossile et n’a rien d’un biogaz. Il n’a pas d’odeur ce qui est dangereux, car il est explosif et asphyxiant, alors on lui rajoute un odorisant : le mercaptan, un thiol c’est à dire un composant organique à base de souffre et plus précisément le tétrahydrothiophène.

3/ Le Charbon

Le charbon c’est quoi ?

Le charbon provient de l’accumulation de débris végétaux dans des marécages puis de leur transformation sous effet pyrolytique → tourbe → lignite → houille → anthracite.
Dans les grands gisements du Carbonifère (≈359–299 Ma), la part majeure de la biomasse venait surtout de lycopsides arborescents (ex. Lepidodendron, Sigillaria) et de prêles géantes (Calamites).

Les fougères et fougères arborescentes ont aussi contribué, mais elles ne sont pas l’unique source.

Les charbons plus récents intègrent davantage de conifères puis, encore plus tard, d’angiospermes..

Plus la peine de le présenter, le charbon est un combustible fossile fait de carbone qui peut être brun (lignite) ou noir (houille). Il a été utilisé d’abord pendant la révolution industrielle en masse.

On pense souvent que cette forme d’énergie polluante est d’un autre temps mais pourtant c’est entre les années 2000 et 2010 qu’il a le plus augmenté avec l’essor de l’économie chinoise.

Charbon local

Aujourd’hui on sait que le charbon est l’énergie la plus polluante, Maxence insiste sur la dimension locale, même si la France a fermé sa dernière usine en 2004, même les allemands continuent à l’utiliser pour ne pas dépendre uniquement de l’énergie des pétromonarchies d’Arabie saoudite, Qatar, Emirats etc.

La France malheureusement dépend beaucoup pour ses importations du charbon ainsi lorsque vous voyez une étiquette, Made In China ou Made in India c’est le plus souvent fabriqué grâce au charbon.

Résumé du reste du livre

J’ai résumé succinctement 50 pages du livre sur les énergies fossiles pour vous montrer tout son intérêt et je n’ai pas tous les diagrammes statistiques qui sont ultra-pertinents

Dans le reste du livre Maxence parle de l’électricité et notamment des énergies renouvelables, du nucléaire, d’hydro-électricité( géomorphologie ) et même de géothermie. Il enchaîne sur l’impact climatique et notamment des gaz à effet de serre présents dans notre atmosphère qui servent à retenir la chaleur en emprisonnant une partie du rayonnement infra-rouge de la planète.

Il parle de l’absorption du CO2 par nos océans ce qui les acidifie et de la manière dont nous devons tous agir pour réduire notre empreinte carbone compte tenu du fait que les énergies fossiles sont d’une part en train de se raréfier et d’autre part que leur exploitation intensive sont en train de réchauffer le climat de notre planète.

Pour finir Maxence présente deux scénarios de stratégie nationale bas carbone dits : « SNBC » présentés par RTE dont l’objectif commun est le même fixé pour 2050.

1/ Réduire l’impact des énergie fossiles dans notre bouquet en passant de 60 à 0%

2/ augmenter la production d’électricité de 25 % aujourd’hui à 50-60% demain pour remplacer le fossile (RTE prévoit notamment une augmentation de la consommation annuelle de 473 TWh à 600-650 TWh).

3/ Un système d’économie d’énergie en trois modes pour le consommateur( 1/Efficacité Energétique, (transparent) 2/Sobriété énergétique (effort recyclage, triage des déchets compost, réduction de l’éclairage). 3/ Précarité énergétique (Imposer des restrictions qui modifient son rythme de vie) )

Pour cela deux scénarios sont envisagés,

1/ Hydrogène et tout renouvelable ( peu crédible)

Le premier se base sur le tout renouvelable et l’utilisation abondante de l’hydrogène : H² pour décarboner des applications produites par le fossile (production d’engrais, réduction de minerais en métaux…) .

Problème : l’électrolyse (transformation d’eau en électricité coute justement cher en électricité, et on perd beaucoup de cette électricité pendant la production ce qui est un véritable gâchis énergétique.

Ce scénario est complètement irréaliste compte tenu du fait que le solaire prend énormément de place, que l’éolien devrait être multiplié par quatre en mer la ou le vent est le plus fort. L’hydrogène et le biogaz(ne pas oublier le gaz produit par le recyclage des déchets) sont donc un pari ultra risqué.

2/ Nucléaire et tout renouvelable ( plus crédible)

Une énergie basée sur le nucléaire serait a la fois plus rentable que le tout renouvelable et surtout plus pilotable. On pourrait exporter notre énergie de manière plus fiable aux autres pays européens et notre mix énergétique serait plus diversifié. Cependant il faudra augmenter notre parc photovoltaïque de 7 à 8 fois plus et aussi augmenter de manière significative l’éolien en mer.

C’est clair, c’est synthétique, c’est bien écrit et bien pensé ; donc j’en fais la promotion. Je me suis procuré récemment un autre livre de Maxence qu’il a co-écrit avec Stéphane Sarrade (le directeur de chimie du CEA) et qui vient de paraître sur le nucléaire. Cette énergie est à mon sens vital pour la souveraineté de notre pays en mix avec les énergies renouvelables qu’il faudrait arriver à rendre pilotable 😎

Les Etats d’Oxydation

Je vous avais promis un petit article sur les états d’oxydation concept clé pour comprendre la machinerie de notre corps que vous pourrez appliquer aussi bien à l’échelle atomique qu’à l’échelle cellulaire…

Petit rappel avant de commencer :

Antoine de Lavoisier a inventé le terme d’oxydation pour décrire l’effet des atomes d’oxygène sur l’atome central d’un composé tel qu’un oxyde, un hydrate, un acide, ou bien un composé ionique ou covalent.

Ne représente pas la charge ionique mais permet de faire des prédictions d’un composé.

On calcule les états d’oxydation de chaque atome dans une molécule par une échelle d’électronégativité. Comme je l’ai déjà expliqué dans le tableau périodique quantique l’électronégativité est la force attractive de l’atome sur ses électrons lors de la liaison chimique avec une autre espèce.

Chaque atome à une électronégativité déjà calculée en chimie, il s’agit de l’échelle de Pauling :

Oxydation et Electronégativité

Cet article wikipedia résumé en anglais est bien fait : Etat d’oxydation

Il a été travaillé spécialement pour cet article.

Pour chaque atome il faut toujours se reporter à l’échelle de Pauling pour comprendre son OS. Cela va vous demander beaucoup d’attention et de pratique pour vérifier les états de l’oxydation marqués en rouge dans l’article mais c’est un bon exercice.

Règles de base pour comprendre :

L’hydrogène perd un électron quand l’oxygène en gagne deux. Les états sont calculés par un nombre propre appelé OS état d’oxydation. Les transferts ou non transferts d’électrons sont marqués par un trait supplémentaire en rouge. (Parfois on replie la liaison) (Parfois on ne la compte pas, exemple O-O) Connaitre le nombre d’électrons sur la couche externe est important. La plupart du temps la molécule est neutre, l’oxydation s’équilibre pour un composé.

L’oxydation pour notre corps

Passons à la suite, en général le suffixe -ate désigne les composés ont plus de 2 atomes d’oxygène.

Exemple prenez une bouteille d’Evian :

vous allez trouver des sulfates, des nitrates, et des bicarbonates de formules respectives : NO3-, SO4²- et HCO3-. Dans le cas présent ces composés sont des anions dont les atomes centraux sont oxydés, ils ont charge négative. Heureusement vous avez des minéraux tels que le Magnésium et le Sodium cations qui viennent équilibrer dans la bouteille.

La règle générale dans la nature du corps humain veut que plus l’on respire, plus un composé est soumis à l’oxygène plus il vieillit, il s’oxyde.

Pour résumer : La réduction est l’inverse de l’oxydation. Lorsque qu’un atome perd des électrons il s’oxyde car les protons de charge positive ou + prennent le dessus en nombre. Quand un atome gagne des électrons il se réduit car la charge négative prend le dessus.

Dans l’appareil cérébral humain la charge négative correspond à l’état de repos alors que la charge positive correspond à l’influx nerveux libéré donc à un potentiel positif et à un état de réflexion.

Respiration cellulaire

Que se passe-t-il lorsque vous mangez, imaginons que vous mangiez un aliment qui contient des glucides, ou plus précisément du glucose (carbohydrates) qui est essentiel pour la vie des métabolites telles que nos mitochondries qui sont l’usine énergétique de nos cellules neuronales.

La glycolyse a lieu ce qui entraine tout d’abord un léger effet d’oxydoréduction calorique(chaleur), le sucre est ingéré digéré par le glycogène et l’action de l’acide pyruvique puis redistribué par le foie ainsi se produit une phosphorylation oxydative c’est à dire que par le mécanisme que j’ai déjà expliqué dans mon article sur l’influx nerveux : l’adénosine diphosphate va se transformer and adénosine triphosphate ce qui correspond au phénomène de respiration cellulaire.

Il va y avoir une différence de concentration ioniques entre les ions sodium et potassium de part et d’autre de la membrane cytoplasmique ce qui va libérer un potentiel électrique par la mise sous tension de l’enzyme d’ATP Synthase qui est un biocatalyseur de nature protéique. Après perméabilisation de la membrane cela va declencher la valeur seuil, puis va générer votre influx nerveux.

Dérivés Réactifs de l’Oxygène et Radicaux Libres

Nos mitochondries vont rejeter ce qu’on appelle des Dérivés Réactifs de l’Oxygène, dont font partie les radicaux libres.

Si ces Dérivés réactifs (peroxyde, ions oxygénés) sont importants dans le système immunitaire pour lutter contre des agents pathogènes ils peuvent être très nocifs en particulier les radicaux libres de par leur nature électronique (couche de valence non appareillé correctement).

Il faut à tout prix éviter une réaction en chaîne c’est à dire qu’un électron qui s’est libéré crée un autre radical et ainsi de suite et forme des bi ou tri radicaux. c’est la principal cause du vieillissement cellulaire.

Pour lutter contre ce vieillissement cellulaire, vous pouvez prendre des anti-oxydants tels que des vitamines ou des oligo-éléments, des polyphénols mais il existe aussi des enzymes spéciales telles que le superoxyde dismutase, ou le glutathion peroxydase qui peuvent empêcher les cellules de muter.

Il y’a d’autres enzymes génétiques cette fois qui permettent de lutter contre le vieillissement et j’en parlerai dans un prochain article sur les différents Acide Ribonucléiques, dits ARN il s’agit de la Télomérase.

La Table périodique quantique

Lors de mon précédent article sur la table périodique de la physique classique que je vous avais présenté, je vous avais dit que je souhaitais approfondir mes recherches sur ce monument de science réalisé par Mendeleïev et bien aujourd’hui, nous allons attaquer la version quantifiée (de la physique des quantas).

Accrochez-vous parce que ce n’est pas si intuitif et il y’a des termes à approfondir dans un premier temps, en voici une liste.

1/Table Périodique

2/ Orbitale atomique

3/ Nombre quantique n

4/ Sous-couches électroniques

5/ Nombre quantique secondaire L (Bloc)

6/ Nombre quantique magnétique ml

7/ Nombre quantique magnétique ms

8/ Règle de Kechklowski

Je vous ai préparé une table qui essaie de représenter ces concepts plus visuellement que ce que l’on trouve sur Wikipédia.

Ce qu’on remarque en premier lieu comparé à la table de physique classique c’est que nous avons deux fois moins de cases. Les éléments ne sont plus représentés mais laissent place à des couches et des sous-couches électroniques.

Essayez de zoomer ou de télécharger ma table pour le comprendre.

Table Périodique Quantique

Nous n’avons donc plus 118 éléments mais une correspondance entre orbitales, couches, sous-couches et blocs définies par 59 cases : une case est une sous-couche, une couche est une ligne ou période.

Les couches sont représentées par le nombre quantique N qu’on peut aussi appeler période ; pour essayer de réconcilier la table de la physique classique et la table de la physique quantique. C’est ce que j’ai essayé de faire dans cette table.

Le nombre quantique N représente l’énergie de l’électron en fonction de sa place sur l’orbital, le nombre quantique L représente le moment angulaire de l’électron c’est à dire sa position sur l’orbital.

D’autre part les blocs (en bas sur ma table) sont représentés par le nombre quantique secondaire L dit azimutal :  0 ≤ ℓ ≤ n – 1. Cela vient du terme en astronomie azimut.

Révisons un petit peu la table périodique classique :

Table périodique quantique :

Comme je l’ai déjà écrit nous n’avons donc plus 118 éléments mais une correspondance entre orbitales, couches, sous-couches et blocs définies par 59 cases.

N est le nombre quantique qui représente le nombre de couches électroniques de l’atome, la période c dite classique reprend les couches de la table périodique classique.

A gauche vous avez le nombre d’électrons total par période, blocs, orbitales, couches et sous-couches, En quantique on fonctionne toujours par pair, la première sous-couche 1S(harp) compte 2 électrons. 

Prenons la deuxième couche, elle compte 4 sous-couches 2S(harp) 3 sous couches 2P(rincipal) qui totalisent 8 électrons.

Pour vous expliquer comment les électrons se répartissent parmi ces couches

On va commencer par faire un petit calcul de configuration électronique pour un élément très important en médecine pour prendre la tension cardiaque systolique et diastolique : le Mercure de symbole atomique Hg.

Si on compare les deux tables on a un atome de mercure en position 80 (numéro atomique= nombre de charges = nombre d’électrons) en physique classique ce qui correspond à la case 5d(iffuse ) du bloc L2(moment angulaire) pour 5 orbitales dans les métaux dits de transitions.

On sait comme en physique classique que pour calculer la configuration électronique d’un élément chimique, il faut se reporter au gaz stable rare le plus proche en dessous dans le table périodique, dans notre cas précis c’est le Xénon.

Le Xénon [Xe] à un numéro atomique de 54 donc nous avons deux solution pour calculer la couche électronique du Mercure Hg

On part du Xénon et on va déterminer 80 électrons (mercure)-54 électrons(Xenon) = 26 il nous reste 26 électrons à placer.

Partez maintenant de la sous-couche correspondant à la place du mercure 5d(iffuse) à prendre les 3 sous-couches du Mercure en partant vers la gauche sur la table : 4f14+ 5d10 + 6s2 soit (14+10+2) électrons = 26.

54([Xenon])+26 = 80 (numéro atomique, nombre de charges(protons et électrons)).

Pour récapituler la configuration électronique est : [Xenon] 54 + les sous-couches 4f14+5d10+6s2

Mais alors comment repérer les électrons de valence avec cette notation ? : C’est simple ce sont les électrons associés à la couche du numéro atomique N le plus élevé car c’est la couche la plus éloignée du noyau atomique.

Dans notre exemple le Mercure a bien la couche 6s2 de nombre quantique 6 est celui qui va délimiter le nombre d’électrons sur la dernière couche N6 ou de période P = 2.

On va remplir d’abord la première case de cette table :

1/ D’après la méthode de Kachlowski on remplit d’abord la couche et la sous-couche 1s(harp), ce qui nous donne 2 électrons.

2/ Ensuite on remplit la sous-couche de la deuxième couche 2s(harp) ce qui nous donne encore 2 électrons.

3/ Ensuite on remplit deux sous-couches de deux couches différentes : 2p(rincipal) et 3s(harp) ce qui nous donne 8 électrons.

4/ Ensuite on remplit deux autres sous-couches de deux couches différentes : 3p(rincipal) et 4s(harp) ce qui donne encore 8 électrons.

5/ Ensuite on remplit 3 sous-couches de 3 couches différentes 3d(iffuse), 4(principal), 5s(harp) ce qui nous donne 18 électrons.

6/Ensuite on remplit 3 sous-couches de 3 couches différentes 4d(iffuse), 5(principal), 6s(harp) ce qui nous donne 18 électrons.

7/Enfin on remplir 2 sous-couches de 2 couches différentes 4f,5d. ce qui nous donne 24 électrons

Voici un autre graphique pour utiliser la méthode pour utiliser la règle de Kachlowski :

Vous avez compris ? Moi cela m’a pris un peu de temps, cela demande patience et application.

Je reviendrais plus tard compléter l’article en rapport aux orbitales, au nombre quantique magnétique noté ml et le nombre quantique magnétique de spin(rotation de l’électron).

Je vous ai mis les liens au début de l’article, a vous de les approfondir.

Ce qui m’intéresse maintenant c’est de vous détailler les propriétés chimique d’un élément en particulier le Mercure et dans ses moindres caractéristiques.

En guise de cadeau pour finir ce travail sur le tableau périodique quantique et avant de passer aux propriétés atomiques et chimiques d’un élément je vous offre un tableau périodique sur lequel j’ai travaillé :

Mercure (Hg) 80

Note : Mercure est un élément physique de symbole Hg, de numéro atomique 80 (nombre de protons et d’électrons) il est communément appelé Argent rapide (Quicksilver). Mercure est l’unique élément qui est liquide à des conditions standards pour la température et la pression. Le seul autre élément qui est liquide dans ces conditions est le brome.

Il a été découvert par les égyptiens.

Spectre d’émission : le mercure émet des ondes électromagnétiques donc des ondes de lumière visibles intensément dans le bleu et aussi dans le vert.

Propriétés classiques

Poids Atomique ( Masse atomique relative) : 200.592560642052 (g/mol)

La force de l’attraction terrestre sur l’atome en g/mol

Densité absolue : 13.5336 (g/cm3)

Masse par rapport au volume d’un corps

Point de fusion : -38.83°C = 234.32 K = −37.89 °F

Le point de fusion est le point auquel l’élément change de phase en passant de l’état solide à l’état liquide. Il dépend aussi de la pression mesuré en atmosphère ou kPa (kilo pascal)

Point d’ébullition : 356.73°C= 674.11 F° = 629.88 K

Groupe Atomique : IIB

Valence : I, II 1 ou 2 atomes seulement peuvent participer à des liaisons covalentes.

(Nombre d’électrons sur la couche externe pouvant participer à une liaison chimique)

Période : 6 (couche P dans la table)

Block : d-block veut dire diffuse bloc dans la table périodique quantique (voir la table périodique quantique que j’ai réalisé) En effet il est à la position 5d dans les métaux dits de transition.

L’ion mercure :

L’ion mercure est chargé deux fois Hg2+. Comme je l’avais pensé, cela est du à la perte des deux électrons de la dernière couche externe dite de valence ainsi l’avant dernière sous-couche va être dans un état méga stable avec 10 électrons remplie 5d(iffuse).

Les états d’oxydation :

Voici un point sur lequel je vais m’arrêter longuement, on a abordé dans mes précédents articles sur le table périodique classique et les différentes représentations moléculaires : les liaisons covalentes ou les électrons sont échangés entre les atomes pour former une molécule tout aussi neutre grâce aux électrons de valence.

Mais ces liaisons covalentes ne sont qu’une partie de la chimie, en effet la plupart des autres composés obéissent à des liaisons électro-ioniques ou les électrons ne sont pas échangés mais transférés par électronégativité.

Voilà qui mérite un article à lui seul mais sachez que les états d’oxydation pour un atome dans un composé ionique peuvent aller de -5 à +9 en passant par 0. Ces états ne veulent pas dire que le composé est chargé électriquement ou négativement mais cela représente une valeur scalaire des atomes d’oxygène ou d’hydrogène dans un composé.

Je décrirai toutes ces règles dans un autre article mais sachez que pour le mercure d’après ma table périodique avancé, l’atome Hg peut avoir l’état 0, +1, +2, +4.

Le potentiel d’ionisation

Le potentiel d’ionisation est l’énergie qu’il faut induire à l’atome pour expulser un électron et donc créer un déplacement : 10.438 eV(électron volt)

Le rayon de l’atome : 171(picomètre) soit (10^-12)

Le rayon de covalence :138 (picomètre)(10^-12)

Le rayon de covalence est le rayon de la liaison chimique.

Le rayon de Van Der Waals :209(picomètre (10^-12)

Je vous renvoie à la définition si vous voulez approfondir mais ce qu’il faut savoir c’est que c’est la plus petite approche d’un atome par une sphère donc potentiellement un autre atome.

Propriétés Electromagnétique

Conductivité électrique : 1040582.72632674 S/m

Exprime la capacité du matériau à conduire les électrons. Réciproque de la résistivité.

L’unité utilisé que je ne connaissais pas est le (S/m) Siemens par mètre Werner Von Siemens est le nom d’un ancien physicien qui s’intéressait de près à la conductivité du mercure.

Type électrique : Conducteur

Le point de superconduction :

Il s’agit du point auquel la résistance disparait et le champ magnétique est expulsé. (train Hyperloop) Température proche du zéro absolu.

-269.0°C = -452.2°F = 4.15K

Type Magnétique : Diamagnétisme

Le préfixe dia, veut dire à travers, cela explique pourquoi dans nos anciens sphygmomanomètres le mercure sert à mesurer la pression artérielle systolique et diastolique. Il émet un champ magnétique extérieur opposé ce qui le transforme en instrument de mesure de la pression.

Un tensiomètre électronique fonctionne de manière automatisée, principalement grâce à la méthode oscillométrique.

Susceptibilité Magnétique du volume : -2.84 . 10^-5 (m^3/mol)

Susceptibilité Magnétique de la masse : -2.1 . 10^-9 (m^3/mol)

Susceptibilité Magnétique molaire : -4.21 . 10^-10 (m^3/mol)

Résistivité :

Capacité de résistance de l’atome à l’électricité mesuré en Ω . cm :

9.61 par 10^-7 (Ω . m) (lettre grecque Omega)

Propriétés Thermodynamique

Phase : Liquide

Etat de la matière selon des variables standard de température et de pression. Se dit aussi pour des ondes superposés.

Enthalpy de fusion :

L’enthalpie de fusion anciennement appelée la chaleur de fusion est une fonction que je ne connaissais pas mais qui permet de regrouper en une seule équation toutes les variables thermodynamiques d’un matériau. Les trois variables sont l’énergie interne, la pression et le volume.

Chaleur Spécifique :

139.5 (J/kg . K)

La chaleur spécifique est la capacité thermique d’un matériau rapporté à sa masse exprimé en Jouls/kg par Kelvin.

Expansion thermique :

L’expansion thermique est la capacité du matériau à augmenter en longueur, surface ou volume sous l’effet de la chaleur.

60.4 . 10^-6(C°^-1)

La Chaleur de vaporisation :

59.11 (kJ . mol)

Chaleur pour laquelle le liquide se transforme en vapeur

Les paramètres cristallins, aussi appelés paramètres de maille, sont des grandeurs utilisées pour décrire la maille d’un cristal. On distingue trois longueurs (a, b, c) et trois angles (α, β, γ) qui déterminent entièrement le parallélépipède qu’est la maille, élémentaire ou multiple.

Les paramètres a, b et c sont mesurés en Angstrom en nanomètres (nm), parfois en picomètres, et α (alpha), β (Beta)  et γ (Gamma) en degrés (°).

L’Angstrom est une unité juste en dessous du nanomètre c’est à dire 10^-10m

1ere phase crystalline

Forme du Crystal : Rhomboèdre

longueurs :

a (hexagonal)=3.464 Å c (hexagonal)=6.708 Å

Attitude : 1.94

2ème phase cristalline

Forme du Crystal :

Le cube corps centré

Propriétés :

a = 3.995 Å c = 2.825 Å

Debye température :

En thermodynamique et pour la physique des états solides, le modèle de Debye est une méthode développé par Peter Debye pour estimer la contribution du phonon (son) à la chaleur spécifique. Il permet de traiter les vibrations du réseau cristallin de l’atome comme les phonons dans une boite contrastant avec l’effet photoélectrique d’Einstein qui traite du solide comme de nombreux oscillateurs harmoniques quantiques individuels et non interactifs.

Propriétés du matériau

Conductivité Thermique : 8.3 (W/mK)

La mesure qui permet de conduire la chaleur mesuré en Watt par milli (10^-3) Kelvin.

Transmission de la vitesse du son : 1451.4 (m/s)

La vitesse à laquelle le son se propage à l’intérieur du matériau.

Index de Réfraction :1.000933

Modification du chemin de la lumière par son passage dans le matériau

Poisson Ratio :

En science des matériaux, le ratio est un rapport à deux dimensions, il exprime la déformation perpendiculaire par la pression mesuré par le symbole ν (nu)) . Il est défini comme le ratio d’une augmentation de la pression infinitésimale qui a pour résultat une décroissance du volume.

Bulk modulus :

Mesure noté K modulaire de la résistance du matériau à n’importe quelle pression.

Shear modulus :

En science des matériaux, le module de cisaillement ou le module de rigidité, noté G, ou parfois S ou μ, est une mesure de la raideur élastique d’un matériau et est défini comme le rapport entre la contrainte de cisaillement et la déformation de cisaillement 

Propriétés Réactives

Electronégativité : 2

L’électronégativité est une quantification de la force d’attraction des atomes sur les électrons qui vont participer à la liaison chimique pour se lier à d’autres atomes.

Cliquez sur le lien pour voir la table périodique de l’électronégativité.

L’affinité Electronique : -48.0 kJ/mol

L’affinité électronique est l’énergie libérée par un électron lors de la liaison chimique.

Radioactivité : Non

Emission d’onde radio du matériau

Demi-vie : (Aucune car pas radioactif)

Autres propriétés :

Section Efficace des Neutrons : 374 barn

En physique nucléaire la section efficace des neutrons est utilisé pour décrire l’interaction entre un neutron et une autre particule à noyau.

Barn : est une unité de mesure de surface plus petite que le femtomètre (unité la plus petite du système métrique classique 10^-15) donc très utile pour le calcul quantique.

Densité liquide :

13.534 (g/cm^3)

Echelle de Mohs : None

Dureté de Vickers : None

Dureté de Brinnel :

Molar volume :

0.0000148213 (cm^3/mol)

Exercice :

Vous avez compris ? Enfin je remercie mon ami russe qui a réalisé cette table périodique pour moi que je consulte sur mon IPHONE américain. Paix pour un monde meilleur. 😊

Les représentations des molécules

Depuis longtemps je souhaitais faire un article qui explique comment les molécules sont représentés

Qu’est qu’un cycle?

Toute forme moléculaire représentant un hexagone fermé est un cycle, par exemple le carbone lié par des liaisons covalentes comme ceci en est un.

Une molécule est une liaison d’atomes. Chaque sommet de l’hexagone représente un atome de carbone s’il n’y a pas d’autre dénomination symboles du tableau périodique ou composé moléculaire. (Un cadeau pour celui qui cliquera 3 fois sur les trois liens hexagone : hexagone , hexagone).

Sur ce cycle on voit un hexagone de 6 atomes de carbones en noirs liées chacun à 6 atomes d’oxygènes en périphérie.

Exemple de cycle : la Mésomérie du benzène

Un rond dans un cycle permet d’aborder Cycle avec des liaisons doubles supplémentaires positionnables à n’importe quel endroit de l’espace. On parle aussi de résonance.

Sur les encyclopédies en ligne : vous trouverez beaucoup de molécules représentés sous forme d’hexagone ou de pentagone, l’hexagone est le cycle (dans lequel l’oxydation et l’entropie sont diminuées.)

Le pentagone quant à lui est le sucre, ou aussi appelé « ose » composant de la chimie organique essentiel à la nature et à l’humanité (réplication de l’ADN (ribose, désoxyribose) glycoprotéine, glycolyse, métabolise l’énergie au sein des mitochondries dans tout les corps cellulaires.

On peut noter que cela facilite la mémoire visuelle et la mémoire des formes.

La représentation de CRAM

Représentation de CRAM

Il existe plusieurs représentations dans le plan et son espace, certaines molécules peuvent être situées en arrière ou d’autre en avant du plan.

Un trait simple indique une liaison dans le plan.

Un trait plein en forme de triangle de la liaison entre le carbone et l’hydrogène indique une liaison entre les deux atomes légèrement en avant du plan et les triangles en pointillés indique une liaison en arrière du plan.

Cela permet de représenter les molécules dans une fausse 3D et laisse place à notre pensée visuelle et à notre perception spatiale.

Des représentations en 2D volumétrique et une couleur pour chaque atome sont aussi efficaces, l’oxygène en rouge, en violet le nitrogène, en blanc l’hydrogène, en gris/noir pour le carbone.

Molécules 2D Volumétriques

La projection de Haworth

Projection de Haworth

Dans le plan les traits les plus épais indiquent une position spatiale plus proche par rapport au lecteur, un trait plus fin au contraire une distance proximale plus éloignée.

La projection Haworth est un moyen simple de représenter une molécule de sucre (ose)

On remarque que c’est par l’atome d’oxygène O du composé OH que la liaison se fait.

Ou bien par l’atome de Carbone du composé CH2OH.

La projection de Fischer

Projection de Fischer

Dans la projection de Fischer la place centrale est réservée au carbone, c’est le squelette ou l’armature de la représentation.

La Formule brute

Ex : C2H6O  

Indispensable mais reprend pour ainsi dire les lettres des éléments du tableau périodique avec une valeur numérique qui définit le nombre d’atomes, d’anion ou de cation de chaque composé moléculaire. Il s’agit toujours de regarder la formule brute en premier lieu.

Je complète cet article pour vous montrer comment deviner le nom d’une molécule à partir de sa formule brute, en effet c’est un bon exercice pour travailler votre intelligence.

Petit exercice ludique :

Prenons le cas CaCO3 :

Vous reconnaissez immédiatement le calcium si vous connaissez votre tableau périodique, ensuite vous reconnaissez le Carbone et je vous donne un petit indice, ce carbone est oxydé, et en chimie tout ce qui est oxydé et qui a en général plus de deux atomes d’oxygène se finit par le suffixe -ate qui est péjoratif.

Vous commencez par la fin : Carbonate de Calcium.

Formule développée plane : représente toutes les liaisons en détail, couteux en termes de temps et rébarbatif, à utiliser au début lorsque l’on débute en chimie.

Formule développée planes

Formule Semi-Développée :

Formule Semi Développée

Ne représente que certaines liaisons de composés moléculaires peut s’exprimer orthogonalement (des deux côtés) voir mon article sur l’influx nerveux.

Formule développée

Permet de représenter la formule dans l’espace, en 2 ou 3 dimensions ce qui est très pratique pour différencier les isomères. Un isomère étant comme son nom l’indique des molécules qui ont la même formule brute.

Mettre en avant des atomes liés particuliers, l’exemple de la xanthine :

Voici la formule de la Xanthine, les sommets qui ne sont pas représentés sont des atomes de carbone. A partir d’une formule brute on peut compléter cette représentation.

Vous remarquerez que les atomes d’azote du composé NH appelées en anglais Nitrogène sont mis en avant par rapport à son atome d’hydrogène pour bien montrer le nitrogène est lié 2 ou même 3 fois à chaque fois.

La structure de Lewis

La structure de Lewis permet de représenter pour chaque atome. Les électrons sur la dernière couche externe ainsi que les électrons de valence et j’en ai déjà parlé sur mon article du tableau périodique, ce sont les électrons qui participent à la liaison chimique lors de liaisons covalentes.

Malgré ses limites formelles, la représentation de Lewis est très utilisée en chimie organique pour préparer les mécanismes réactionnels.

Au niveau de l’atome :

Lewis est utilisé soit au niveau de l’atome en lui-même soit à un degré plus haut au niveau de la molécule. Commençons par l’atome, par une simple lecture du tableau périodique (voir mon article) vous pouvez savoir combien d’électrons sont sur la couche externe.

On sait qu’un atome de nitrogène a un numéro atomique de 7 donc sur ses 2 couches : K2 L5.

A partir du moment ou un atome a plus de quatre électrons sur sa couche externe on lie les électrons par deux sous forme d’un trait. (Doublet non liant). Un doublet est stable alors qu’un électron célibataire est réactif.

L’atome de soufre qu’on verra plus loin au niveau de la molécule a 6 électrons sur sa dernière couche et peut avoir 2, 4, ou 6 électrons de valence donc on peut faire 3 doublets non liants.

Au niveau de la molécule :

Formule de Lewis

1/Acide Sulfurique  

La formule de Lewis au niveau de la molécule a l’avantage de montrer les doublets non liants c’est à dire les électrons sur la dernière couche qui ne participent pas à la liaison chimique.

Partons de la formule brute du pour notre première molécule c’est-à-dire l’acide Sulfurique (Soufre) :      

Formule brute : H2 S O4 : 2 atomes d’Hydrogène 1 atome de Souffre et 4 atomes d’Oxygène

On sait qu’un atome de souffre qui est l’atome clé de notre composant a un numéro atomique de 16 dans le tableau périodique soit un nombre de charges (nombres de protons (+) et d’électrons (-) de 16 (Je rappelle que l’atome est neutre) 

 Donc sur les 3 couches :

 K L M (la règle du duet (2) sur la couche K s’applique sur la première couche,

La règle de l’octet (8) L sur la deuxième couche

La configuration électronique de la 3ème couche M est donc de 16-8-2 = 6

On doit donc respecter 6 liaisons pour l’atome de Soufre.

On a dû casser les doublets non liants de l’atome de souffre ce qui veut dire que cette représentation au niveau atomique et on remarque à chaque fois 2 doublets non liants soit 4 électrons pour l’oxygène.

L’Oxygène à un numéro atomique de 8 donc on a 2 électrons sur la couche K et 6 sur la couche L donc 6 électrons de valence également alors qu’il n’a que deux couches.

2/ Composé organique(Carbone)

Molécule d’Ethanol

Un atome de carbone peut avoir 2 ou 4 électrons de valence, un atome d’hydrogène a 1 électron de valence. Un atome d’oxygène en a 2 mais a 6 atomes sur sa dernière couche donc il aura deux doublets non liant.

3/ Composé ionique

Ion Positif dans la structure de Lewis.

Ici le composé moléculaire est formé de 3 atomes d’hydrogène avec un seul électron de valence sur la couche K (1) et pour l’oxygène on a 6 électrons sur la dernière couche K (2) L (6).

On voit qu’il a déjà 3 liaisons électroniques avec des atomes d’hydrogène.  Un doublet non liant plein et un doublet non liant vide (ou cassé).

Ce doublet non liant vide représenté en blanc veut dire qu’un électron s’est libéré pour transformer l’atome d’oxygène en ion positif.

Enfin pour finir je vous parlerai de chimie organique et donc notamment de la chimie du carbone, d’azote aussi appelé nitrogène, de chlore et de brome. par opposition à la chimie des minéraux.

Les notations internationales chimiques

Il existe des notations qui permettent de mieux comprendre comment s’agencent les molécules sur le plan atomique.

Vous trouverez dans la version Anglaise de Wikipédia bien plus riche en termes de contenu que la version française quant à la terminologie de ces nomenclatures.

Je compléterai cet article car elles obéissent à des règles complexes qui ont notamment été établies par l’union internationale pure de chimie appliquée (IUPAC), je pense notamment à la forme structurale.

Enfin pour finir voici une petite liste des logiciels que vous pouvez utiliser sur ordinateur pour représenter des molécules :

PubChem 3D Viewer ; MolView ; ChemSpider; WebQC 3D Molecular Viewer; Avogadro 2; Jmol / JSmol ; Materials Project; RCSB PDB Mol.

La Table périodique de Mendeleïev

Lee socle de l’électronique dépend de la table périodique et avant de s’attaquer aux représentations des molécules dans un futur article nous allons décrire son fonctionnement.

Pourquoi ? Car pour garder des molécules neutres il est nécessaire d’avoir une équivalence électronique qui va être la balance de la charge positive protonique hormis pour les anions (-) ou les cations (+)

Je vais vous présenter plusieurs tables différents dont deux premiers que l’on analysera en détail pour en comprendre la structure.

Il n’est pas si aisé de savoir lire les tables périodique imaginé par Mendeleïev en 1869, car en fait il regorge d’informations ou encore d’interprétations.

Parlons de sa structure première, il hiérarchise les éléments en colonnes 18 qu’on appellera couches et en 7 lignes qu’on appellera périodes, qui sont en fait les périodes de révolutions des électrons (leur trajectoire orbitale sur la couche). Il présente 118 éléments en fonction de leur masse croissante par rapport à l’isotope(même nombre de protons mais pas de neutrons) du carbone 12.

Chaque élément présents sur la même couche ou colonne présentent un nombre d’électrons sur la dernière couche, dits électrons de valence. Certains de ces électrons vont participer à la liaison chimique quand deux atomes vont former une molécule.

L’Hélium qui n’en comporte que deux est l’exception qui confirme la règle.

Il faut distinguer les électrons de valence, et la valence chimique, tous les électrons de valence ne participent pas à la liaison chimique donc parmi ces électrons on peut déterminer leur valence chimique, qui sont les électrons qui vont participer à la liaison chimique entre deux atomes au sein d’une molécule.

Tout d’abord comment se lit une case de la table périodique :

Le nombre atomique représente le nombre de protons, la lettre son appellation lorsque l’on lit une formule moléculaire. La masse soit quantité de matière figure en dessous ou en haut a droite dans un dictionnaire .

Sur certaines tables on peut trouver l’élément sous la forme à l’état 0° avec une équivalence de pression en kPa et parfois le nombre de masse (c’est à dire le nombre de protons et de neutrons) par opposition au nombre de charges qui sont le nombre d’électrons et donc insidieusement de protons (l’atome étant neutre).

L’hydrogène à une certaine pression forme des nuages.

L’hydrogène est sur la colonne 1 donc il a un électron sur sa couche externe, c’est à dire un électron de valence.

Maintenant la table dans son intégralité :

A partir de la 13ème couche on note la colonne : 13-10 = 3 pour occulter les métaux dits de transition en beige dans la table.

Tableau Périodique

Premier exemple :

Lorsque je prends le Carbone, je vois qu’il est en couche 14-10 = 4, il a donc 4 électrons sur sa couche externe(valence).

Bien mais si je veux le lier à un atome d’oxygène pour former par exemple du dioxyde de carbone. Je lis que l’oxygène est sur la couche 16 -10 = 6, il a donc 6 électrons sur sa couche externe(valence).

Comment faire pour les assembler correctement sur le plan de la molécule ? Car il n’ont pas le même nombre d’électrons qui participent à la liaison chimique.

Lorsque l’on travaille en seconde ou première, nous travaillons principalement avec 3 couches électroniques : la couche K, la couche L et la couche M.

Cette répartition en 3 couches est fondamentale pour appliquer la règle du duet(2) et de l’octet(8),

On cherche à saturer ces couches pour que la dernière d’entre elle, j’ai nommé la couche externe forme des liaisons covalentes entre différents atomes de la table périodique pour former des composés moléculaires. Les liaisons covalentes sont aussi appelés des doublets liants : les électrons sont échangés et non transférés.

Il faut savoir que la couche K est saturé par un duet,(2) d’électrons que la couche L par un octet (8) d’électrons et que la couche M par un nombre de 18. Nous verrons qu’il existe bien d’autres couches…

Pour calculer les électrons sur la couche externe de chaque atome, on va se baser sur la composition électronique du gaz antérieur le plus proche : pour les deux atomes qui nous intéressent il s’agit de l’hélium qui n’a que deux électrons sur sa couche K(2), cela n’a donc pas d’importance pour notre calcul puisque le carbone et l’oxygène ont une couche K saturé d’un duet (2) également.

Reprenons, le carbone et l’oxygène comme on l’a vu ont 4 et 6 électrons sur leur couche

Carbone 6 : K(2) L(4)

Oxygène 8: K(2) L(6)

On a donc 6 électrons sur la couche externe pour l’oxygène et 4 électrons sur la couche externe pour le carbone externe mais l’oxygène qui veut respecter la règle de l’octet et saturer sa couche externe pour se stabiliser n’a que deux électrons qui vont participer à la liaison chimique.

Donc pour respecter l’équivalence, il nous faudra deux atomes d’oxygène puisque le carbone central a 4 électrons.

Un trait représentant deux électrons, on voit bien que chaque atome d’oxygène a deux liaisons et que le carbone en a au total 4 de par sa position centrale dans la molécule.

Table périodique version minéral :

Table périodique Applications usuelles :

Autre utilité de la table périodique : déterminer les ions propres à chaque atome : dits monoatomiques.

Là encore on va s’attaquer à calculer sur la base du numéro atomique soit son nombre de charges (protons, électrons)

L’atome va chercher à devenir encore plus stable ainsi il va chercher à se lier au gaz rare méta-stable le plus proche sur la table.

Ainsi Le fluor de nombre de charges 9 va gagner un électron en essayant de se stabiliser au néon (10) le gaz rare noble qui lui est associé ce qui va donner l’ion F-¹ .

Le chlore (17e) va gagner lui aussi gagner 1 électron en essayant de se stabiliser comme l’argon (18e) donc on aura Cl-1

Mais pourquoi le carbone n’a pas d’ion monoatomique ? Et bien c’est le propre de la chimie organique : voici une petite explication fournie par chat gpt :

https://chatgpt.com/share/687be9b9-6e00-800f-9c24-df244225c9bd

Par contre, ce qu’il faut comprendre c’est que la table périodique dite classique contrairement au quantique n’est pas adapté pour calculer les ions monoatomiques des métaux en transition.

Le fer a deux ions Fe2+ et Fe3+ dans ces conditions une structure avec des blocs des sous-couches, des couches, des orbitales sera plus adapté pour calculer ses ions. voir mon article sur la table périodique quantique.

Résumé :

Intrication Quantique

Il y’a une dizaine d’années je découvrais par curiosité un concept de la mécanique quantique qui m’avait fasciné : celui de l’intrication.

Toute paire de photons dont les états de polarisations sont intriqués même si les deux objets sont très éloignés l’un de l’autre se comportent comme un système unique. Pour faire simple les résultats de la mesure de ces deux particules sont corrélés. C’est ce qu’on appelle l’inséparabilité quantique.

Intrication Quantique

Pourtant, en 1935 l’intrication a nourri une opposition entre les théories classiques et quantiques notamment entre Einstein et l’école de Copenhague, (physiciens qui établirent le formalisme quantique dont faisait partie Niels Bohr).

Niels Bohr fondateur de la pensée quantique (quantas)

Si Einstein ne remet plus en cause les lois mathématiques de la théorie quantique il juge son formalisme incomplet. En effet Einstein va étudier avec deux autres collègues le comportement de deux particules dites intriqués ou états EPR pour (Einstein, Podolsky, Rosen).

Einstein avance que si les deux particules sont très éloignées au moment de la mesure, le résultat de la mesure sur l’un ne saurait déterminer le résultat de la mesure de l’autre car cette corrélation devrait se propager plus vite que la vitesse de la lumière ce qui contredit le principe de relativité restreinte. La solution serait donc d’attribuer une propriété à chaque particule telle qu’une polarisation dès l’émission : ainsi les mesures seraient bien corrélées. Cette propriété c’est l’hypothèse de localité.

Or, le formalisme quantique tel qu’il a été établi ne prédétermine en rien une telle caractéristique pour les particules d’une paire intriquée. Bohr réfute Einstein en expliquant que cela n’a aucun sens de prendre en considération une caractéristique individuelle pour une paire de particules intriquée.

Bell au secours de Bohr :

En 1964, le physicien du CERN à Genève John Bell prouve que la localité mise en avant par Einstein est incompatible avec les théories quantiques. Son théorème explicite que des paramètres supplémentaires ou variables cachées telles que la localité vérifie certaines inégalités or les corrélations prévues par la mécanique quantique violent ces inégalités.

Concrètement la physique quantique rend égal ces inégalités ce qui contredit Einstein et le paradoxe EPR, Bohr en conclut donc que l’intrication quantique ne peut se comprendre l’aide de concepts classiques. 

Depuis 1982, plusieurs expériences montrent des résultats qui viennent corroborer les arguments de Bohr et Bell notamment par le grand chercheur français Alain Aspect à l’institut d’optique d’Orsay qui a pu tester l’intrication tout en intégrant le principe de localité d’Einstein. En intégrant dans son expérience la localité, Alain Aspect démontre par l’expérience que si les inégalités de Bell sont violées : le modèle classique et relativiste d’Einstein est incompatible avec l’intrication quantique et que Bohr avait raison.

Or, toutes les expériences plus ou moins récentes démontrent la violation des inégalités de Bell en appliquant l’hypothèse de localité.

Pour illustrer ce propos je vous propose la vidéo d’une interview réalisée par mon collègue vulgarisateur David Louapre sur sa chaîne « Science Etonnante » que je vous recommande fortement.

David Louapre s’attaque comme moi à toute sorte de sujets et comme moi cherche à faire des passerelles entre les concepts et différentes matières scientifiques. Attention ses vidéos sont géniales, il a reçu un prix pour la vulgarisation de la part du CNRS.

Vidéo sur la chaîne de Science Etonnante, chaîne indispensable à tout amateur de vulgarisation scientifique.
Vidéo surement plus intelligible et plus complète de David qui parle de l’intrication

Pour finir, je suis heureux de vous dire qu’Alain Aspect a obtenu le prix Nobel de physique en 2022 bien après que j’ai écrit cet article pour ses travaux qui ont notamment trouvé une application en cryptographie quantique. J’ai eu la main heureuse quand j’avais 24 ans et que j’étais allé chercher à la Cité des Sciences de la Villette mon édition française de Scientific American : Pour la Science consacré à la lumière. (Hors-Série numéro 53)

Petite mise à jour : Alain Aspect a récemment publié un livre baptisé si « Einstein avait su » sur son travail au laboratoire d’ORSAY que je me suis procuré mais que je n’ai pas encore eu le temps de lire.